Clémence Royer


Clémence Augustine Royer, née le 31 août  1830 à Nantes, morte le 6 février 1902 à Neuilly-sur-Seine est une philosophe et scientifique française. Elle fut à la fin du XIXe siècle une figure du féminisme et de la libre pensée. On lui doit notamment la première traduction en français de l’œuvre de Charles Darwin et d’avoir introduit en France le darwinisme, en 1862. Elle est issue d’une famille catholique et légitimiste qu’elle reniera par la suite. A l’âge de 10 ans elle est placée par ses parents dans un couvent au Mans où elle reçoit une éducation religieuse. Lorsqu’elle perd son père, elle est âgée de 19 ans et doit alors subvenir à ses besoins en travaillant comme gouvernante. Elle profite des bibliothèques de ses employeurs pour lire avec passion des ouvrages philosophiques et parfaire une formation d’autodidacte. Elle s’intéresse à l’anthropologie, à l’économie politique, à la biologie et à la philosophie. En1860 elle s’établit en Suisse dans la campagne des environs de Lausanne et commence à donner des cours de logique. C’est là qu’elle fait la connaissance de l’économiste Pascal Duprat avec qui elle vivra par la suite en union libre[1]. En 1863 elle obtient avec Proudhon le premier prix d’un concours sur le thème de la réforme de l’impôt et de la dîme sociale. Elle manifeste une foi aveugle dans le progrès et rédige une préface à l’Origine des espèces dans laquelle elle développe ses propres idées évolutionistes dans le domaine des siences sociales. Elle dénonce notamment une société où le faible prédomine sur le fort sous prétexte d’une « protection exclusive et inintelligente accordée aux faibles, aux infirmes, aux incurables, aux méchants eux-mêmes, à tous les disgraciés de la nature ». Par ses idées, elle fut le précurseur des théories de l’eugénisme, du racisme et du darwinisme social. Elle est en 1870 la première femme à être admise à la Société d’anthropologie de Paris, fondée onze années auparavant par Paul Broca. Elle y fera de nombreuses communications et y défendra avec vigueur ses positions non conventionnelles. Féministe convaincue, elle milite pour l’instruction des femmes et pour la philosophie populaire : en 1881, elle fonde la Société des études philosophiques et morales, pour en faire une « école mutuelle de philosophie ». Se méfiant des utopistes socialistes elle déclare : « pas d’utopie ni de rêve, mais un savoir réel des choses ». Elle collabore au Journal des femmes et à La Fronde, avec Marguerite Durand et « la grande Séverine ». Son Cours de philosophie naturelle est une tentative d’inpiration encyclopédique de réaliser une « synthèse scolaire ». Co-fondatrice de la première obédience maçonnique mixte, « Le Droit humain », elle est aussi, en 1901 la première femme à recevoir la Légion d’honneur pour ses travaux scientifiques. Une rue du premier arrondissement de Paris porte son nom. wikipedia.org





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