Exemple de Mashup Subversif (Version Light)


1x1.trans Exemple de Mashup Subversif (Version Light)La Raison gouverne le monde : En ce qui concerne le concept provisoire de la philosophie de l’histoire, je voudrais remarquer ceci : le premier reproche qu’on adresse à la philosophie, c’est d’aborder l’histoire avec des idées et de la considérer selon des idées. Mais la seule idée qu’apporte la philosophie est la simple idée de la Raison — l’idée que la Raison gouverne le monde et que, par conséquent, l’histoire universelle s’est elle aussi déroulée rationnellement. Cette conviction, cette idée est une présomption par rapport à l’histoire comme telle. Ce n’en est pas une pour la philosophie. Il y est démontré par la connaissance spéculative que la Raison — nous pouvons ici nous en tenir à ce terme sans insister davantage sur la relation à Dieu — est sa substance, la puissance infinie, la matière infinie de toute vie naturelle ou spirituelle — et aussi la forme infinie, la réalisation de son propre contenu. Elle est la substance, c’est-à-dire ce par quoi et en quoi toute réalité trouve son être et sa consistance. Elle est infinie puissance : elle n’est pas impuissante au point de n’être qu’un idéal, un simple devoir-être, qui n’existerait pas dans la réalité, mais se trouverait on ne sait où, par exemple dans la tête de quelques hommes. Elle est le contenu infini, tout ce qui est essentiel et vrai, et contient sa propre matière qu’elle donne à élaborer à sa propre activité. Car elle n’a pas besoin, comme l’acte fini, de matériaux externes et de moyens donnés, pour fournir à son activité aliments et objets. Elle se nourrit d’elle-même. Elle est pour elle-même la matière qu’elle travaille. Elle est sa propre présupposition et sa fin est la fin absolue. De même, elle réalise elle-même sa finalité et la fait passer de l’intérieur à l’extérieur non seulement dans l’univers naturel, mais encore dans l’univers spirituel — dans l’histoire universelle. L’Idée est le vrai, l’éternel, la puissance absolue. Elle se manifeste dans le monde et rien ne s’y manifeste qui ne soit elle, sa majesté et sa magnificence : voilà ce que la philosophie démontre et qui est ici supposé démontré. La réflexion philosophique n’a d’autre but que d’éliminer le hasard. La contingence est la même chose que la nécessité extérieure : une nécessité qui se ramène à des causes qui elles-mêmes ne sont que des circonstances externes […].  Le mal dans l’univers, y compris le mal moral, doit être compris et l’esprit pensant doit se réconcilier avec le négatif. C’est dans l’histoire universelle que le Mal s’étale massivement devant nos yeux, et en fait, nulle part ailleurs l’exigence d’une telle connaissance conciliatrice n’est ressentie aussi impérieusement que dans l’histoire. Cette conciliation ne peut être atteinte que par la connaissance de l’affirmatif dans laquelle le négatif se réduit à quelque chose de subordonné et de dépassé et s’évanouit. C’est la prise de conscience, d’une part, du véritable but ultime du monde, d’autre part, de la réalisation de ce but dans le monde : devant cette ultime finalité et sa réalisation dans le monde, le mal ne peut plus subsister et perd toute validité propre. Georg Hegel (1770-1831), La Raison dans l’histoire, 2e ébauche (1830), chap. I, tr. K. Papaioannou, Paris, UGE, coll. « 10/18 » département d’Univers Poche », 1965, p. 47-48 et p. 68.

References: contributormagazine and fashiongonerogue

 

 





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