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La Belle et ses Princes presque charmants… Un billet façon bombe agricole.

FEATURED / Réflexions / 06/04/2012

Hier soir, j’ai cru que la morphine faisait toujours effet. Je zappais par inadvertance sur M6 (ouais je sais, je cherche), quand soudain mes yeux hagards et anesthésiés virent apparaître à l’écran, des personnes de sexe masculin à l’allure, au style et au phrasé résolument anti sexy. Totalement caricaturaux et sans aucun doute destinés à être moqués… (genre celui qui a compris !) se disputer les faveur d’une blondasse, elle aussi stéréotype fatal des magazines de pré charme, catalogues de lingerie et autres revues dans lesquelles le nichon est montré mais pas trop; incarnation de la beauté plouc, datée (qui ne passera pas la trentaine), futile et au neo cortex plus ravagé que celui de Nikki Six.

J’ai alors subodoré le but de M6 et de sa jumelle W9 à travers la diffusion de cette série d’émissions… continuer le travail de sape des médias et frustrer un peu plus la populace en lui opposant toujours le même mécanisme : « vous les grenouilles et nous la blanche colombe ». « Même si vous moquez vos semblables vous ne serez jamais mieux qu’eux tandis que nous (unité de production, programmateur, diffuseur) nous nous engraisserons toujours sur votre dos » .

Loin de moi l’envie de prendre des accents melenchoniens, mais la coupe est pleine. Il n’y a plus matière à rigoler. Aujourd’hui les soi-disant hors système sont capables de générer des milliards de vues sur la toile, de rafler la belle et au passage de niquer votre chaîne de production. Il n’y a plus d’ordre, plus de hiérarchie, juste des branleurs et des branleuses vaccinés par des années d’avanie intellectuelle.

Du pain, des jeux, des victimes expiatoires, mais quand allez-vous payer la note de vos absurdités ? Jamais sans doute, au lieu de cela vous irez constater que l’esprit critique sévit sur Twitter et que après tout « si t’aime pas t’as qu’à pas regarder, en tout cas tu dégoute pas les autres ». La médiocrité est toujours l’apanage de la soi disant blanche colombe, qui montre la souffrance mais pas la compassion, qui monte, qui coupe, qui extrait, qui retouche, qui déride, qui transforme. Mais où sont les valeurs, l’honnêteté, la vérité. Le but final ? Du pain et des jeux, plaisir de l’instant, le « si ce n’est pas moi d’autres le feront » qui justifie tout. Je n’aurai jamais votre audience, j’espère juste que quelques uns iront au bout de ce texte et auront partagé cette pensée, pas plus intelligente qu’une autre mais qui se fonde sur une envie: partager le beau, le bien et le noble entre tous.





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