Breaking

Le Meilleur des mondes

FEATURED / 23/10/2008

Le Meilleur des mondes (en anglais : Brave New World) est un roman de science-fiction, écrit en 1931 par Aldous Huxley. Il parut en 1932. Huxley le composa en quatre mois seulement. Vingt-cinq ans plus tard, Huxley publie un essai dédié à ce livre, Retour au meilleur des mondes. Le titre original du roman, Brave New World, provient de La Tempête de William Shakespeare, acte 5 scène 1. Le titre français, Le Meilleur des mondes, est tiré d’une phrase en français présente au début de la version originale anglaise du livre de Huxley, empruntée à Candide de Voltaire.  Le Meilleur des mondes décrit une société future dotée des caractéristiques suivantes : La société est divisée en sous-groupes, des Alphas aux Epsilons, en fonction de leurs capacités intellectuelles et physiques. L’appartenance à un groupe ne doit rien au hasard : ce sont les traitements chimiques imposés aux embryons qui les aiguillent dans l’un des sous-groupes plutôt qu’un autre, influençant leur développement. Ces sous-groupes, qui constituent des castes, coexistent avec harmonie et sans animosité, chacun étant ravi d’être dans le groupe où il a été placé. Et pour cause, des méthodes hypnopédiques (répétitions de leçons orales durant le sommeil) conditionnent les comportements de chacun dès le plus jeune âge. La reproduction est entièrement artificielle. Non seulement la notion de parenté ne correspond plus à une réalité courante, mais son évocation est considérée comme vulgaire, voire obscène. La sexualité est detournée pour n’être que recréative et étouffer dans l’oeuf les passions amoureuses, celles-ci étant clairement sources de tensions (jalousie, possessivité), et donc à bannir de cette société. Le conditionnement dirige les goûts des membres de la société vers des loisirs nécessitant l’achat d’équipements spécialisés au lieu de l’appréciation des passe-temps gratuits ou bon marché. Huxley montre ici les dérives possibles du behaviorisme ou comportementalisme étudié notamment par John Broadus Watson. Les loisirs sont omniprésents à la condition expresse qu’ils soient en groupe. Le sexe sans limite est encouragé dès la plus petite enfance, comme une relation sociale récréative comme une autre. Le soma est une drogue parfaite, sans effet secondaire, qui est distribuée par l’administration. Cette drogue empêche les habitants, qui même abrutis de divertissements et de sensations, pourraient être malheureux. Elle agit sur un mode anxiolytique. Sur le plan religieux, le régime est théocratique. Cela dit, les notions de religion et de théocratie y sont inexistantes et il en va de même pour toutes les autres notions associées à la religion, sauf l’hérésie, qui peut être punie de déportation, et le sacrilège. Huxley fonde sa dystopie sur l’aspect utopique d’une société-monde profondément anesthésiée par le progrès scientifique et technique de l’an 600 après Ford. Ce roman pousse à son paroxysme les conceptions sur l’eugénisme qui était alors considéré par la communauté scientifique, et particulièrement par les généticiens et les biologistes, comme une science à part entière. Le Meilleur des mondes dénonce les méfaits de l’utopie en tant que conceptualisation fausse et assujettissante. L’épigraphe qui introduit l’œuvre cloue au pilori l’utopie et invite les intellectuels à l’éviter pour échapper au piège idéologique qu’elle tend: « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre» (Nicolas Berdiaeff). Ce monde qui se veut parfait évoque déjà celui du Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ou d’Un bonheur insoutenable d’Ira Levin. Toutefois, Le Meilleur des mondes est plus souvent rattaché à la littérature générale qu’à la science-fiction, comme d’ailleurs 1984 de George Orwell auquel il est souvent comparé, les deux ouvrages présentant des visions du futur fort différentes. Ici, la liberté a disparu, le doute a disparu mais les gens sont heureux, chacun est à sa place et se réjouit de son sort. Le Meilleur des mondes a longtemps été présenté comme une vision pessimiste du futur de la société de consommation. Ce n’est pas seulement un livre de science-fiction mais aussi une métaphore de la société actuelle. Qu’un système puisse se charger méthodiquement d’écraser ce qu’il y a d’humain dans l’homme a aussi été décrit par Soljenitsyne dans sa pièce Une petite flamme dans la tempête. http://fr.wikipedia.org





Previous Post

Homard, sauce au haut-médoc, embeurrée de chou vert

Next Post

krazy baldhead - dry guillotine





0 Comment


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>


More Story

Homard, sauce au haut-médoc, embeurrée de chou vert

6 petits homards de 600 g – 1 bouteille de haut-médoc – 200 g de beurre – 200 g d’échalotes – 1 chou vert pommé...

23/10/2008