Les rêveries digitales solitaires

Aujourd’hui, alors qu’il règne dans notre petit monde sclérosé de la toile, qui échappe par des jeux d’étanchéité aux turpitudes extérieures,  le diktat de l’indexation, du suivi et de l’info éclair, même en microlocal, posons-nous la question : Qu’adviendra t-il de notre pensée contemporaine ? Sera-t-elle référencée ?

Qui sera chargé de la mission de garder le Temple de la connaissance et du savoir sur Internet ? Un J.J Rousseau en puissance qui nous gratifierait de ses rêveries digitales solitaires 3.0 ?

Quel critère serait reconnu comme le plus pertinent pour apprécier la qualité de la pensée ? Un PR de 8 avec une moyenne de 50 000 visiteurs uniques / heure et les comptes twitter + facebook pleins à ras bord ? La reconnaissance par des experts professionnels de la profession, qui officient sur tous médias et qui gagnent du fric sur les  ventes, de la qualité d’untel au détriment d’un autre ?

Les « réseaux sociaux » sont potentiellement en mesure de fédérer ceux qui veulent changer leur monde…. En pratique ils ne servent qu’à échanger des vidéos de chats bourrés ou à draguer la voisine.

Donc à celles et ceux qui craignent de crier dans le désert mais qui sentent en eux la nécessité de s’exprimer et de créer du contenu sur Internet, qu’ils continuent…

Prix du mot le plus utilisé par les médias : POLEMIQUE

Le mot polémique est sans conteste le Zlatan des rédacteurs, talonné tout de même par « oops » « scandale » et « twitter » qui est une sorte de mot-source. Les « clash » et « bash » so 2013 ne sont guère plus utilisés.

Mais que veut dire polémique : Le terme de polémique (du grec πολεμικός, polêmikôs « qui concerne la guerre », « disposé à la guerre», polêmikon museion, musée de la guerre, « batailleur, querelleur ») désigne une discussion, un débat, une controverse qui traduit de façon violente ou passionnée, et le plus souvent par écrit, des opinions contraires sur toutes espèces de sujets (politique, scientifique, littéraire, religieux, etc.). Il fait aujourd’hui l’objet d’emplois multiples.

Dans l’usage une polémique est une controverse qui peut être politique, sportive … Dans les faits il s’agit pour les médias de propager soit un mécontentement de la part de la population, soit d’envenimer une situation par une extrapolation des faits… Autant dire que c’est un mot extrêmement nécessaire pour tout journaliste désireux d’être lu !

La rédaction de JetSociety est restée sur une ligne plus old school, sans controverses. Un parti-pris dangereux en ces temps de chasse au scoop sur réseaux mais comme on s’acharne à le répéter à chaque réunion… on s’en cogne ! Notre intégrité ne sera pas mise à mal par des polémiques… en revanche nous sommes absolument sensibles aux pots de vin et autres gratifications en tout genre …

Cercle Vertueux

En 2 jours j’ai été l’heureux bénéficiaire de 2 actes de bienfaisance. Le premier à la station service où j’avais oublié ma carte bancaire. La personne qui l’a retrouvée a fait l’effort de chercher mon numéro de téléphone sur les pages blanches et m’a contacté afin de me rendre ladite carte m’évitant ainsi des frais et du stress, le 2ème concerne mon chat qui avait disparu, grosse inquiétude (je vous passe les détails) et cette autre généreuse âme a eu l’intelligence d’une part de recueillir mon animal de compagnie et de mettre une pancarte sur la porte de son immeuble avec les caractéristiques dudit félin me permettant ainsi de récupérer la pauvre bête perdue. Quelle merveille de constater que malgré toutes les tentations d’individualisme, de lâcheté, de chacun pour soi qu’offrent notre société, certains resistent encore et propagent cette onde d’amour ou au moins de compassion, indispensable pour faire vivre le Cercle Vertueux , méditons sur « fais à autrui tout le bien que tu voudrais qu’il te fisse » et encore merci à eux et autres « gens biens » du quotidien.

Plus le favori est bas et intime, moins on le peut renvoyer…

« Se fait-il dans le cœur des monarques isolés, un vide qu’ils remplissent avec le premier objet qu’ils trouvent ? Est-ce sympathie, affinité d’une nature analogue à la leur ? Est-ce une amitié qui leur tombe du ciel pour consoler leur grandeur ? Est-ce un penchant pour un esclave qui se donne corps et âme, devant lequel on ne se cache de rien, esclave qui devient un vêtement, un jouet, une idée fixe, liée à tous sentiments, à tous les goûts, à tous les caprices de celui qu’elle a soumis et qu’elle tient sous l’empire d’une fascination invincible ? Plus le favori est bas et intime, moins on le peut renvoyer, parce qu’il est en possession de secrets qui feraient rougir s’ils étaient divulgués. » Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand

Remise en fond

Salut les victimes de dépression saisonnière: Alors, on se lamente ? on se complait ? on s’enfonce dans l’apitoiement stérile entre la raclette et le gâteau au chocolat ? Éternelles promesses de changements, sport – régime – arrêt définitif des expédients relativement tolérés par la société ?

Et le pire c’est que vous y croyez encore ! Pourtant à force et avec un brin d’honnêteté vous devriez quand même réaliser que tous les ans c’est la même rengaine et que rien n’y fait, à la moindre contrariété ou excuse venue, vous retombez dans tous les travers que vous pensiez (cette fois c’est sûr) réussir à dompter.

Mais pourquoi ? Est-ce vraiment inéluctable ? Pour ma part et par expérience, il me semble que ce n’est pas un problème de forme mais de fond. Cautériser en surface n’a jamais guéri en profondeur CQFD.

Vous cherchez des solutions…. euh… mais elles sont en vous et depuis toujours ! arrêtez d’adhérer à l’idée que tout le monde fonctionne de la même manière, que nous sommes absolument identiques, ok on vous laisse croire cela depuis tellement longtemps que c’est encré en vous, admettons. Alors la première petite chose à faire est peut être de vous réapproprier votre être. Vous n’êtes pas que votre métier, une fonction, un statut social, une enveloppe charnelle, un ascendant, un descendant, une somme de savoir, un échec, un succès, un budget. Vous êtes – ce que vous êtes ! Un tout humain qui doit tendre vers l’harmonie, nonobstant les cases dans lesquelles on (qui est un con) veut vous ranger.

Consommation rime avec frustration, désir pas forcément avec plaisir, maitrisez-vos pulsions sans pour autant les mépriser, comprenez-vous, aimez-vous, donnez vous les moyens de… bref faîtes l’inverse de ce que vous assènent les donneurs de leçon, pour la plupart, aussi malheureux que nous.

Ne pas négliger la forme mais la remise en fond est essentielle, grattez la surface, plongez en profondeur en vous même et aimez-vous pour pardonner et accepter le bon comme le mauvais. « Carpe Diem » à tous et toutes.

Full Time Dépravé

Merci aux sermonneurs moralistes pour cette si extraordinaire société de consommation dans laquelle nous vivons ! et encore s’il ne s’agissait que de cela on pourrait arriver à leur pardonner, prenant à notre compte notre juste part de responsabilités. Leur véritable crime est plutôt d’avoir instillé insidieusement en chacun de nous, le rôle de censeur des mœurs d’autrui. À la fois juge, jury et bourreau, nous condamnons sans relâche les buveurs, fumeurs, fornicateurs, plaignons les oisifs, nous insurgeons contre tout comportement ou acte décidé comme hors norme. Petit bémol, sauf si les mass médias s’en mêlent et adoubent l’acte(ur) prétendument licencieux.

Pour ma part, je me revendique comme un Full Time Dépravé et pourtant je ne fais rien de bien méchant ! Mais un soupçon d’hérésie et voilà le bon peuple qui équarquille ses gros yeux inquisiteurs. Terrible moment que de les entendre s’inquiéter des risques, des conséquences hypothétiques – pour eux-mêmes – et si cela ne les touche pas, (ouf de soulagement), alors ils craignent pour la santé, ou pire la réputation dudit rebelle. Le tout généré selon moi par une seule cause La PEUR. Cette peur qui sclérose tout, empêche d’agir ou de penser librement, prisonniers volontaires d’un système qu’ils abhorrent verbalement mais qu’ils n’échangeraient pour rien au monde.

Pauvres de nous qui souhaitons jouir plutôt que souffrir. Que faire ? il ne nous reste qu’à nous réunir « sous le manteau », organiser des sabbats la nuit venue et finir brulés sur des bûchers tels les sorciers et les sorcières des anciens temps. Comme quoi rien n’a vraiment changé ! A bon libre penseur… Salut !

L’art du Consensus

« Quand on veut on peut, quand on peut on doit. » disait Napoléon Bonaparte

  1. Le problème, ou la décision à prendre, est défini et nommé. Cette étape préliminaire aide à séparer la problématique à traiter des enjeux personnels.
  2. Faire fuser toutes les solutions possibles (brainstorming) pour résoudre le problème ou répondre à la question. Les écrire toutes, même les plus folles.
  3. Se réserver un moment dans le processus pour les questions diverses et la clarification de la situation.
  4. Discuter et débattre des propositions écrites, les modifier, les regrouper, et en faire une liste, la plus courte possible. Lesquelles sont les préférées du groupe ?
  5. Bien expliquer toutes les propositions, et leurs différences pour que tout le monde comprenne bien (on peut utiliser là l’ancienne méthode qui consiste à donner un temps égal à quelqu’un qui est pour et quelqu’un qui est contre la proposition pour s’exprimer).
  6. Discuter les « pour » et les « contre » de chaque proposition. Faire en sorte que chacun puisse s’exprimer (tour de table, petits groupes, …).
  7. S’il y a une opposition majeure, recommencer au point 6. Il est parfois nécessaire de recommencer au point 4.
  8. S’il n’y a pas d’opposition majeure, faire état de la décision et voir s’il peut y avoir un accord.
  9. Reconnaître les objections mineures et incorporer des petits amendements.
  10. Discuter de la proposition, et vérifier le consensus.