Breaking

Tycoons rouges et rire jaune

FEATURED / 29/01/2007

(…) Oleg Deripaska fait plus étudiant que tycoon. Patron du conglomérat privé russe qui possède le producteur d’aluminium Rusal, ce raider de trente-neuf ans participe pour la première fois au forum. Il a apprécié. Avec son visage de poupée, Jack Ma Yun, lui, est déjà venu. Fondateur d’Alibaba.com, le Yahoo! chinois, l’entrepreneur a amené avec lui plusieurs amis businessmen. Il reviendra. Comme S. Ramadorai, le PDG de Tata Consultancy Services, leader indien des services informatiques. L’image des pays émergents (Russie, Inde, Chine…) ne se résume plus avec des chiffres, des produits et des gouvernants. Elle s’élargit aux entreprises, aux entrepreneurs et aux marques. Les patrons privés russes étaient cette année deux fois plus nombreux qu’en 2006. Davos découvre Rusal, Alibaba et Tata. Les vétérans du forum – les patrons des multinationales occidentales – font mine de se réjouir de ce sang neuf. « Welcome to the club ! » Echange de politesses… et de cartes de visite. On ne sait jamais. Ces « bizuths » constituent de nouveaux marchés, de nouveaux concurrents. Mais on sent poindre un début d’inquiétude. Ce seront demain de nouveaux prédateurs. L’offensive de Mittal sur Arcelor est partie l’an dernier de Davos. Ces nouveaux tycoons « parlent parfaitement la langue des marchés, l’anglais ; ils en maîtrisent aussi de plus en plus la grammaire », observe un industriel français. La session consacrée à la montée en puissance de ces nouvelles multinationales fait le plein. William J. Amelio, le patron américain de Lenovo USA (fabricant chinois de PC qui a acquis il y a deux ans certains actifs d’IBM), y explique qu’avant de lancer l’assaut les sociétés des pays émergents devront disposer de hauts cadres capables de gérer des entreprises multiculturelles. Ils ne les auront « pas avant une dizaine d’années », estime Amelio. Fondateur et patron de Satyam Computer Services, l’un des grands du conseil informatique en Inde, B. Ramalinga Raju raconte comment l’école de formation créée au sein de son groupe lui a permis deconstituer une équipe de haut niveau beaucoup plus vite. Les PDG occidentaux rient jaune. (…) Un Davos multicolore  ERIK IZRAELEWICZ ET JEAN-MARC VITTORI,ENVOYÉS SPÉCIAUX À DAVOS http://www.lesechos.fr





Previous Post

Stupeflip - Je fume pu d'shit

Next Post

A Fabulous Handjob [Une Bra*le*te de Maitre(sse)]





0 Comment


Laisser un commentaire


More Story

Stupeflip - Je fume pu d'shit



29/01/2007