Vive la rentrée, ce moment honni des forçats du quotidien, où chacun retourne à ses obligations professionnelles ou assimilées, les enfants à l’école et les vieux à leur obsolescence programmée.

Mais pourquoi ce courroux ? Comme beaucoup je suis las et usé par les fractures visuelles et sonores subies avec force durant les vacances scolaires et qui deviennent d’année en année de plus en plus difficiles à éviter. Que ce soit dans la vraie vie où sur les réseaux dits sociaux s’entend. Cette pollution causée par les ploucs, cassos, rampants, hectotonnes de prolos qui grouillent des plages, à la montagne, des régions à la campagne, à perte d’horizon, sans critère d’âge, d’ethnie, de religion ou même pécuniaire. Le nivellement par le bas à son paroxysme.

Obscènes et fiers dans leur idiocratie, vils dans leurs raisonnements, campés sur leurs positions et leurs slips de bain. Ils suintent le conformisme et le « c’est comme ça ». Esclaves du prêt à executer, socialement élèvés à la jalousie et au premier degré. Experts en météo et en programme télé, ils avilissent les lieux les plus charmants, contaminent les parfums délicats de leur eau de Cologne bon marché et se massent toujours à la recherche de la foule pour immortaliser sa grégarité sur smartphone obtenu avec des points fidélité.

Ils vont bougonner contre la rentrée et le travail jusqu’en décembre, puis se gaver comme il se doit pendant les fêtes et économiser sou par sou pour se payer les fameuses vacances qui vont égayer leur terne année. Un peu de montagne, un peu de mer, un peu d’étranger de proximité pour les nantis (ceux qui ont un C.E) mais jamais trop loin et surtout jamais sans les combinaison sac à dos – gros cul, banane – claquettes.

Triste constat, reflet d’une société déliquescente mais paradoxalement de moins en moins dyonisiaque, malheureusement.

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