Essayons de ne pas perdre notre temps en verbiages, le plus souvent incompréhensibles et contre productifs, essayons également de ne pas asséner de pseudos vérités ou des conseils qui n’ont jamais été suivis, par personne. Essayons ensemble de dépasser l’affolement et la précipitation du quotidien, essayons d’utiliser avec sagacité deux facultés majeures, le discernement et l’intuition. Le discernement étant l’art de faire les distinctions nécessaires à la connaissance ou à l’action, l’intuition, une prise de conscience immédiate et individuelle. Dans un monde résolument absurde et fondé sur l’apparence, pour quelle finalité ? “L’homme a pour conducteur le discernement et pour rênes la pensée parvient à l’autre rive de son voyage.UpanishadOn tient pour suspectes l’induction et l’intuition ; l’induction, le grand organe de la logique ; l’intuition, le grand organe de la conscience.Victor Hugo. Tout est contenu dans ces deux citations. Il est souvent plus aisé de faire appel à des paroles externes, pour ma part ce n’est pas une question de délégation de pensée mais une reconnaissance de l’acuité de certains à qui je laisse volontiers l’entière propriété de leur propos. Pourquoi appauvrir un message, pourquoi mal dire ou mal écrire alors que c’est si beau et si proche de la vérité ? Dans ces deux mots de discernement et d’intuition, il y a l’humain sans fard, sans costume, sans mensonges, l’humain au plus près de sa vraie nature. Le sens. L’essence…

Illustration : Karl Otto Götz

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