Une réflexion très intéressante proposée par jeuxvideo.com. Pour un old school gamer tel que moi (1ère console videopac, puis vectrex, colecovision, master system, etc… jusqu’aux dernières, sans compter le PC) il parait évident que l’expérience vidéoludique a évoluée mais pas aussi radicalement qu’il n’y parait.

Aujourd’hui tous les genres (shoot’em up, beat them all, stratégie, jeux de rôle, sports, etc..) sont toujours représentés ce qui prouve que l’industrie ne s’est pas (pour l’instant) cantonnée dans la production de jeux exclusivement “rentables”, mais continue de créer et d’innover. Les moyens sont complétement différents, mais aujourd’hui sur le xboxlive il est possible par exemple de télécharger des jeux indépendants, on peut aussi télécharger des jeux oubliés (abandonware) qui sont de véritables pépites. Le gamer continue pour l’heure d’avoir le choix.

Aux questions posées dans le dossier : Des prix en hausse ?, La durée de vie en question, Des suites à outrance, Un manque d’originalité ?, La “casualisation”, Des licences massacrées, Les contenus téléchargeables, Des protections abusives, Un certain manque de finition, Les évolutions positives…

Il est possible d’apporter une réponse globale en disant que les contraintes d’hier étaient surtout techniques et que c’était principalement l’imagination des créateurs de jeux qui avait le pouvoir de scotcher des gamers pendant des heures et qu’aujourd’hui le graphisme et le marketing ont dans la majorité des cas pris l’ascendant mais que personne n’est dupe !

L’industrie du jeu vidéo est encore jeune et semble se calquer sur celle du cinéma, aujourd’hui personne ne peut contester qu’un blockbuster est à l’affiche en même temps qu’un petit film indépendant et qu’au moins sur ce terrain là ils sont à égalité. Un jeu vidéo même issu d’un studio modeste peut toujours sortir du lot et attirer les foules.

Une réalité que le grand public n’intègre pas forcément c’est que depuis le début du jeu vidéo les revues se sont toujours attachées à noter le plus objectivement possible les jeux vidéos, sans tomber dans le piège de la dichotomie (sauf rares exceptions souvent durement sanctionnées).

Le jeu vidéo est encore régi par des codes et les passionnés sont de véritables gardiens du temple vigilants et conscients des potentiels dérapages, d’où le succès de ce type d’enquête avec presque 15 000 avis. Le jeu vidéo fait aujourd’hui partie du quotidien des 0 – 50 ans ce n’était pas le cas il y a encore 10 ans…