Le couperet est tombé, c’est comme ça… et pas autrement. D’un coup, les portes de la croyance, de l’espérance, du savoir et de la connaissance se referment violemment. Il n’y aura pas d’alternatives, de contre propositions, d’argumentation, so be it, qu’il en soit ainsi. La sentence est implacable, glaçante, inflexible. Mais pourquoi ? Parce que ! Parce-que quoi ? Parce-que c’est comme ça… Difficile de trouver plus absurde, plus limité, plus inhumain. A travers cette locution se manifeste l’acceptation, la résignation, le ployage de celui qui ne cherche plus et se contente d’exécuter machinalement. A forer dans le pourquoi de cette réponse qu’on donne le plus souvent parce qu’on ne sait pas pourquoi, à défaut, au détriment d’un raisonnement construit, on découvre la source d’un combat. Combien se sont arrêtés à ce semblant de justification pour légitimer auprès de leur conscience les pires exactions ou l’absence de prise de position ? Combien de salauds on fermé complaisamment les yeux sur l’injuste, l’arbitraire se contentant de ce qui tenait lieu de vile évidence ? Les révoltés du c’est comme ça, conscients ou intuitifs n’ont de cesse de chercher à dépasser la facilité, en pleine conscience, assumant courageusement leurs choix, cheminant sur le sentier escarpé qui mène vers la liberté. Pourquoi ? Parce que c’est …

Face in a Landscape, 1961 by Karel Appel.

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