Le « Snuff movie »… Longtemps considéré comme une légende urbaine, il n’est ni une fiction, ni un reportage. Un meurtre, un viol, un passage à tabac devient prétexte à un tournage sommaire dans lequel la victime est vedette. Ce roman éponyme s’en inspire. Il n’est pas pire car rien ne peut- être pire que la souffrance en spectacle mais il n’est pas meilleur et à ce titre il assume pleinement sa qualité de photographie de l’enfer. Imprégné par la vibration d’un milieu subsocial en rupture de contrôles moraux, il est à ce titre aussi puissant dans le sordide que son thème directeur peut l’être. Mais cette différence que l’horreur est dépeinte ici davantage par la suggestion de sa vibration que par sa peinture à grands traits. Des « Snuffs », Audrey connaît. Son métier – elle est dans la police – l’a familiarisée aux méfaits de la bête lorsqu’elle se déguise en être humain et il n’est pas de jour où elle ne la rencontre sur les lieux de crime. Or, la recherche du père parti depuis vingt ans va la mener au-delà de l’horreur, ou plutôt à l’intérieur de l’horreur par la fréquentation forcée des rouages, des petites mains. Elle découvrira que ce père enfin retrouvé est producteur de snuff movies après une traque où sa personnalité bousculée révélera une nouvelle lecture de ses pulsions sexuelles. Dès lors, prise entre le rejet et l’espoir, elle ira jusqu’au déni d’elle. Elle acceptera l’inimaginable… SNUFF MOVIE de Jean-Michel JARVIS COLLECTION VERTIGES, tendance rouge. Parution : mars 2010 ISBN 978-2-915635-63-8 RELIURE broché, pelliculé mat plus verni réserve FORMAT 11 x 18 cm (format poche) 256 pages LITTÉRATURE POLICIÈRE POUR PUBLIC AVERTI

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