Stanislas de Guaita (6 avril 1861 – 19 décembre 1897) est un occultiste et poète français, co-fondateur avec Joséphin Péladan de L’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix. « Il passait cinq mois de l’année dans un petit rez-de-chaussée de l’avenue Trudaine, où il ne recevait que quelques occultistes. Il demeurait parfois des semaines sans sortir. Il avait amassé là toute une bibliothèque étrange et précieuse; des textes latins du moyen-âge, des vieux grimoires chargés de pentacles, des parchemins enluminés de miniatures, les éditions les plus estimées de Van Helmont, Paracelse, Raymond Lulle, Saint-Martin, Martinez Pasqualis, Corneille Agrippa, Pierre de Lancre, Knorr de Rosenroth, des manuscrits d’Eliphas, des reliures signées Derome, Capé, Trautz-Bauzonnet, Chambolle-Duru, des ouvrages de science contemporaine. » (Maurice Barrès, Un rénovateur de l’occultisme: Stanislas de Guaita, Chamuel, 1898, p.146) « Partant d’Eliphas Lévi, il était remonté aux Kabbalistes de la Renaissance et aux Philosophes hermétiques du Moyen Âge, lisant tout et comprenant tout avec une prodigieuse facilité. Les textes les plus obscurs s’éclairaient dès qu’il y projetait la clarté de son esprit solaire. Il se jouait des problèmes métaphysiques et j’étais loin de pouvoir le suivre… » (Oswald Wirth, Le Tarot des Imagiers du Moyen-Âge, Emile Nourry, Paris, 1927.) « Il était fort riche, et s’était adonné aux sciences occultes sans savoir ni méthode. Il n’y voyait que le côté pittoresque à la Rembrandt, à la Téniers, à la Jordaëns. Vêtu d’une robe rouge, l’épée à la main, dans un décor que n’eût pas désavoué Breughel, il évoquait les phantasmes et dissolvait les larves. La vérité est que, saturé de morphine et d’alcool, il croyait réellement voir des animaux grimper le long de ses membres, et des spectres s’agiter obstinément sous ses yeux. » (Michel de Lézinier, Avec Huysmans – Promenades et souvenirs, Paris, Delpeuch, 1928 )

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