Hier soir je farfouillais sur Youtube à la recherche de pépites pour satisfaire les appétits d’early adopting de mes lecteurs les plus exigeants, quand je suis retombé, par hasard, sur l’émission le jeu de la vérité, dont l’invité était Serge Gainsbourg.

A l’époque j’avais 9 ans et j’aurai pu sans braver d’interdits regarder cette émission lors de sa diffusion. Impensable, inconcevable ni de regarder ni de diffuser cela en 2014, où même les écorchés vifs sont des dircom séniors.

Je ne me suis pas pris une claque, mais un 30 tonnes dans la gueule. Clopes, alcool, blagues salaces, fric, fragilité, amour, réactions incontrôlées, sujets intimes, le tout à heure de grande écoute sur TF1… Ca suintait déjà le voyeurisme malsain mais l’artiste le voulait, se mettre en danger, à nu, se confronter à la vindicte ou à la fascination populaire, sans filet, en toute inconscience artistique.

J’avoue qu’en ces temps de fascisme intellectuel globalisé, il est extrêmement perturbant de revoir ces images, de réentendre  ces mots lâchés en quasi innocence… et de se dire qu’aujourd’hui on a quoi ? Mouloud et sa clique… laissez moi rire… société désinfectée, aseptisée… sans intérêt !

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